Université Laval: un goût amer

En réaction au Point de vue d'Anne Dionne «Université Laval : quelque chose ne tourne pas rond» paru le 14 juin
Effectivement, ça ne tourne pas rond à l'Université Laval. J'ai été stupéfait d'apprendre lundi que l'Université Laval verserait 6000 $ à chacun de ses 266 cadres pour le travail qu'ils ont dû faire pendant la récente grève des employés de soutien. Je comprends mal cette décision alors que l'Université se plaint continuellement de sous financement.
J'ai vécu intensément la grève de 31/2 mois des professeurs de l'automne 1976. J'étais alors adjoint au doyen de la Faculté de médecine. Presque tous les employés étaient restés chez eux, payés, tout l'automne. Tous les cours avaient été suspendus sauf ceux donnés aux étudiants en médecine (externes, internes et résidents). Leurs cours n'ont pas été interrompus. 
Pour la direction de la Faculté, j'avais organisé des bureaux à l'ancien Hôtel des Gouverneurs, au CHUL et à l'ancien Cercle Universitaire, rue d'Auteuil. 
C'est probablement la période où j'ai travaillé le plus intensément pendant les 34 ans que j'ai passés à l'Université Laval. En Janvier 1977, on m'a remis un chèque de 350 $ pour couvrir mes frais de déplacement, point! Cette récente décision de la direction de l'Université me laisse un goût amer. Les temps ont bien changé me direz-vous, mais pas nécessairement pour le mieux. Autre temps, autres moeurs!
Raymond Wayland, cadre retraité de l'Université Laval