Une ville, pas une «cité»

En réaction à l’article «Nouvelle image de marque touristique pour Québec» du journaliste Thomas Thivierge, paru le 26 septembre

«Québec cité» ? Qu’est-ce que c’est ça? Un résidu de «Quebec City» ? 

La charte de Québec définit cette dernière comme une ville et non comme une cité. Voir à ce sujet le fichier terminologique de l’Office de la langue française sous le mot «ville» : «Il ne faut pas confondre la ville et la cité, qui consiste en un ensemble de constructions vouées à une finalité commune (par exemple, une cité universitaire). Au Québec, aucune ville ne comporte, dans sa dénomination, le générique cité».

La nouvelle image de marque de l’Office du tourisme de Québec s’appuierait «sur quatre piliers ‘‘fondamentaux”», soit le patrimoine et l’histoire, l’accueil chaleureux, le charme et la beauté, ainsi que l’art de vivre à la québécoise», mais la langue française ne fait visiblement pas partie du lot. «Québec cité», c’est du français écrit en anglais, une bien mauvaise expression à jumeler avec «l’accent d’Amérique», si ce dernier slogan veut vraiment dire quelque chose.

Gaston Deschênes, Québec 

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LE DINDON DE LA FARCE

M. Trump a conclu une entente bilatérale avec le Mexique qui a pour effet d’affaiblir le Canada. Il menace d’imposer des tarifs élevés sur l’exportation des automobiles fabriquées, assemblées en Ontario et exportées aux États-Unis. Il désire, entre autres, abandonner la gestion de l’offre des produits laitiers. 

Malgré les déclarations de M. Trudeau, c’est le Québec qui est le dindon de la farce au profit de l’Ontario. Du côté américain, M. Trump a besoin politiquement de faire disparaître la gestion de l’offre pour la donner en pâture à sa base politique. M. Trudeau a besoin de satisfaire sa base libérale de l’Ontario. 

Le Québec sacrifié en douce pour une entente trilatérale. Une autre illustration à ajouter à l’abandon de la Davie au profit d’Halifax et de Vancouver.

Bruno Riendeau, Québec 

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PAYS UNIS D’AMÉRIQUE

Pas nécessaire de tergiverser pour comprendre que nous faisons partie des pays unis de l’Amérique du Nord. C’est devenu encore plus concret avec l’AEUMC. Nos économies et façons de vivre sont bien plus proches et interdépendantes que plusieurs le pensent. 

Ainsi, nous devrons à l’avenir changer l’acronyme USA (United State of America) pour UCA (United Country of America) nonobstant les intérêts politiques de chacun des trois pays. L’AEUMC devient alors le niveau supérieur de gestion du commerce et de nos façons de vivre culturellement.

Roger Bouchard, Québec