S'il n'en tient qu'au Conseil général du Parti libéral du Québec, les boissons gazeuses, les croustilles, les boissons énergisantes et les confiseries seraient davantage taxées.

Une taxe inefficace

Seulement 23% des consommateurs adultes de 20 ans et plus boiraient, pendant une journée typique, une boisson gazeuse sucrée. C'est-à-dire qu'environ 77% n'en boiraient aucune!
Donc, une très grande partie des Québécois semble bien contrôler leur consommation quotidienne de boissons gazeuses sucrées. De ce fait, ils n'ont pas vraiment besoin d'une taxe pour les décourager d'en consommer. Les causes de l'embonpoint et de l'obésité sont multiples et complexes. Contrairement aux effets négatifs du tabac sur la santé du fumeur et de son entourage, la consommation de boissons sucrées ne menace que ceux qui en abusent! Si le gouvernement du Québec impose une taxe sur ces produits, son inefficacité serait vitement confirmée. Par la suite le gouvernement aura tendance à hausser et à rehausser ladite taxe sur le dos de la masse des consommateurs québécois, qui gèrent déjà très bien leur consommation de boissons sucrées.
Gale West, Ph.D., professeure en sciences de la consommation à l'Université Laval
Chercheur au Centre de recherche CRÉATE et membre de l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF)