Une société de droits qui profite à qui?

Depuis que l'on a institué la Charte des droits de la personne, qui devait originellement protéger les droits des citoyens, c'est effarant le nombre de gens qui s'en servent pour justifier bien des actions, pas toujours justifiables.
Des plus démunis jusqu'aux plus nantis, voire même chez nos élus, on invoque des articles de la Charte pour tenter d'expliquer plusieurs actions.
Alors que la société a tant besoin de main-d'oeuvre, combien de gens se complaisent dans l'oisiveté, profitant du système au maximum?
Combien d'élus expliquent certains agissements de leurs pairs, et leur impuissance à réagir, par le fait que nous vivions dans une société de droits?
Depuis l'avènement de ladite charte, tout le monde a des droits, mais a malheureusement oublié ses devoirs. Car, il ne faut pas se leurrer, là où il y a des droits, il y a nécessairement des devoirs.
On exige de nos dirigeants qu'ils soient honnêtes et irréprochables, mais nous, le sommes-nous toujours?
S'il est malhonnête de placer des millions dans des paradis fiscaux, l'est-il davantage de payer au noir pour certains services?
Quand vient le temps de voter, quel critère nous guide? Le bien commun ou notre propre bien?
Notre société a un examen de conscience à faire, et à tous les niveaux.
Michel Giroux, Québec