Près de 500 entreprises québécoises, surtout des fermes, embaucheront 6500 travailleurs saisonniers cette année.

Une réforme contre-productive

On sait que la réforme de l'assurance emploi mise en place depuis janvier dernier vise particulièrement les travailleurs saisonniers: en les plaçant dans la catégorie la plus pénalisante, en resserrant les règles d'admissibilité, en abolissant le projet pilote des cinq semaines supplémentaires de prestations pour éviter le «trou noir» entre deux périodes d'emploi, en réformant le modèle des meilleures semaines pour le calcul des prestations, le gouvernement Harper les attaque directement. Outre l'impact dévastateur sur la vie de nombreux travailleurs et de leur famille, il y a un autre aspect plus simplement économique à considérer. Si nos travailleurs saisonniers, qui seront durement touchés en région et même dans les grands centres, se tournent vers d'autres emplois plus «réguliers», qui viendra occuper ces emplois saisonniers délaissés? Déjà, de nombreuses entreprises saisonnières ont exprimé leur inquiétude à propos de leur capacité à retenir leurs employés pour continuer à opérer. Est-ce qu'on devra importer de la main-d'oeuvre, et à quel prix? Est-ce qu'on devra se passer de ces biens et services mis sur le marché grâce à nos travailleurs saisonniers? Est-ce qu'on deviendra dépendant des marchés internationaux pour nous offrir ces biens et services? On le voit: la réforme mise en place par la ministre Finley aura des effets pervers non seulement sur l'économie des régions, mais aussi sur l'accès à un prix raisonnable à de nombreux biens et services jusqu'à maintenant produits avec fierté par nos travailleurs saisonniers.
On sait que la réforme de l'assurance emploi mise en place depuis janvier dernier vise particulièrement les travailleurs saisonniers: en les plaçant dans la catégorie la plus pénalisante, en resserrant les règles d'admissibilité, en abolissant le projet pilote des cinq semaines supplémentaires de prestations pour éviter le «trou noir» entre deux périodes d'emploi, en réformant le modèle des meilleures semaines pour le calcul des prestations, le gouvernement Harper les attaque directement. Outre l'impact dévastateur sur la vie de nombreux travailleurs et de leur famille, il y a un autre aspect plus simplement économique à considérer. Si nos travailleurs saisonniers, qui seront durement touchés en région et même dans les grands centres, se tournent vers d'autres emplois plus «réguliers», qui viendra occuper ces emplois saisonniers délaissés? Déjà, de nombreuses entreprises saisonnières ont exprimé leur inquiétude à propos de leur capacité à retenir leurs employés pour continuer à opérer. Est-ce qu'on devra importer de la main-d'oeuvre, et à quel prix? Est-ce qu'on devra se passer de ces biens et services mis sur le marché grâce à nos travailleurs saisonniers? Est-ce qu'on deviendra dépendant des marchés internationaux pour nous offrir ces biens et services? On le voit: la réforme mise en place par la ministre Finley aura des effets pervers non seulement sur l'économie des régions, mais aussi sur l'accès à un prix raisonnable à de nombreux biens et services jusqu'à maintenant produits avec fierté par nos travailleurs saisonniers.
François Genest, conseiller en consommation
ACEF du Grand-Portage