Une question de formation, pas de sélection

Plusieurs se plaignent de la qualité des enseignants. Le gouvernement réagit en voulant contingenter le choix des futurs enseignants, en rendant plus difficile ce choix de carrière en ne gardant supposément que les meilleurs.
Est-ce vraiment la solution? Le vrai problème réside-t-il dans le choix des candidats? Rien n'est moins certain.
Le problème ne serait-il pas plutôt dans la formation personnelle et sociale dispensée dès le primaire aux enfants? La base même d'un individu, qu'il souhaite se diriger plus tard en enseignement ou dans tout autre domaine est la formation qu'il reçoit en bas âge à l'école et à la maison. Est-ce que le cours de morale ne devrait pas être réintégré dans nos écoles primaires, pour donner aux enfants un plus qui les accompagnera dans tous leur choix de métiers plus tard?
Ce dont les parents se plaignent, c'est très souvent du comportement des professeurs et de leurs rapports humains avec les élèves et aussi avec eux dans leurs différentes interactions et dans leur façon de réagir devant une situation impromptue. Si le professeur n'a pas reçu lui-même étant enfant, alors que la personnalité se forme, la base de la conduite sociale et des rapports humains avec les autres, comment pourrait-il plus tard le dispenser aux élèves à son tour?
L'enseignement moral, et une formation personnelle et sociale de base solide, un plus pour tous les enfants dans leur choix de carrière futur. C'est toute la société qui en bénéficiera plus tard.
Jocelyne Gagnon
Lévis