Une question de décence

La rémunération des médecins suit une spirale ascendante sans fin. Avec un salaire moyen de 409 000 $ en 2017 auquel le taux d’imposition, en raison de leur incorporation, n’est que de 23 % pour le premier demi-million de dollars, comparativement à un taux maximal de 50 % pour le simple particulier, avec la possibilité pour ces médecins incorporés de fractionner leurs revenus avec leurs enfants par exemple, avec la nouvelle entente que le gouvernement vient de leur octroyer, les limites de la décence ont été dépassées.

Si, à une certaine époque, il pouvait être justifié qu’il y ait un certain rattrapage avec leurs collègues des autres provinces, ce n’est plus le cas. La décence la plus élémentaire serait que le personnel de la santé, infirmières, auxiliaires, soutien, bénéficient eux aussi d’augmentations salariales, mais surtout d’augmentations des ressources afin de leur permettre de bien faire leur travail, sans tomber les uns après les autres en raison des surcharges. Cela nous permettrait d’obtenir les services auxquels nous avons tous droit. L’indécence a ses limites et elles ont été atteintes.

Éric-Jan Zubrzycki, Québec