L'ex-premier ministre, Jean Charest

Une petite gêne, S.V.P.!

Au Québec, les ex-premiers ministres ont droit à divers privilèges pendant les trois années suivant leur départ de la vie politique, des privilèges dont le coût est assumé par les contribuables.
Annuellement, une somme de 200 000 $ est mise à leur disposition. À titre d'exemple, en 22 mois, d'avril 2013 à février 2015, les frais de bureau facturés à l'État par Jean Charest ont totalisé 224 249$, incluant le coût de location du local comme tel (182 323 $), les fournitures de bureau (31 525 $) et les frais de télécommunication (10 399$). De son côté, depuis un an, Pauline Marois a donné des contrats à six personnes, pour un total de 77 675 $ en plus d'avoir facturé 5135$ pour des frais de «transport terrestre». Sur une base annuelle, les frais de location de bureau remboursés à Mme Marois se sont élevés à 44 500 $. Je veux bien croire que les ex-premiers ministres ont droit à une certaine protection durant les trois années qui suivent leur départ de la vie politique active, une mesure créée par Robert Bourassa lors du départ de René Lévesque. Toutefois, aujourd'hui, particulièrement en contexte d'austérité, une indemnité de transition discrétionnaire de 200 000 $ par année m'apparaît carrément scandaleuse... Une petite gêne serait de mise!
Henri Marineau
Québec