Une muselière svp

Le débat entourant la question des pitbulls et autres races similaires est très émotif. Et le débat public sur Facebook et autres médiaux sociaux nourrit la colère, la rage et la peur. Les décisions prises sur le coup des émotions offrent rarement des solutions basées sur la notion de bien commun pour la société.
Aussi, le temps que les esprits se posent, pourquoi ne pas simplement museler l'animal lorsqu'on circule dans les lieux publics, ou même quand on le laisse courir sur son terrain quand le maître n'est pas là pour le surveiller. Un chien muselé ne peut pas mordre, ce qui réduit le risque de blessures graves, même si l'animal nous saute dessus. 
Et cela peut rassurer les personnes qui ont peur des chiens. Vivre en société c'est conserver à l'esprit que tous avons des droits, que nous devons trouver le moyen de conjuguer. Bien souvent, le problème n'est pas nécessairement l'animal, mais l'humain à l'autre bout de la laisse.
Francine Lalande, Québec
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Rio sans subterfuge
On entend, on voit, on est sceptique. L'olympisme, comme la pureté, chamboulé par le mensonge astucieux dont les effets suscitent la méfiance. C'est la chute d'un grand idéal malgré les promesses de redressement. L'effet dévastateur d'une trahison impardonnable. 
La fin d'une référence qui influence et qui mobilise. S'ajoutent l'opulence sous toutes ses formes. On le sait les grands jeux font fi des contraintes de la réalité. Une culture de la démesure et de la désinvolture qui accentue la provocation sociale alimentant bien des réactions explosives en devenir. La fierté véritable qui émane de la compétition authentique; on ne la sent plus! Les grandes vertus olympiques sont en perte de vitesse. Rio, plus haut, plus fort, plus vite sans subterfuge... Le serment olympique s'accompagne d'une certaine gêne...
Douglas Beauchamp, Québec
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Labeaume dans le panier
Le maire de Québec a interrompu ses vacances pour mettre fin à une controverse qu'il a lui-même provoquée, celle des paniers de basquet. Comment le maire d'une ville qui aspire recevoir une équipe de la LNH un jour, peut-il considérer urgente son intervention dans ce dossier? Pas fort monsieur le Maire. Mais vous avez encore une fois réglé le «problème» en reculant. Vous devez réfléchir avant d'agir et non l'inverse.
Jacques Roy, St-Benoit