Une meilleure surprise

En réaction à l’article «Une belle surprise» du journaliste Baptiste Ricard-Châtelain paru le 15 août

La «belle surprise» fait référence à une baisse des taxes scolaires dont les propriétaires fonciers bénéficieront grâce au Projet de loi no 166 : Loi portant sur la réforme du système de taxation scolaire» passée au mois de mars à l’Assemblée nationale. Cela dit, selon les résultats des élections provinciales prévues le 1er octobre prochain, il pourrait y avoir une autre surprise, encore meilleure. 

Depuis des années, les propriétaires fonciers sans enfant dans le réseau scolaire pouvaient payer leurs taxes scolaires en choisissant une commission scolaire ayant un taux de taxes scolaires inférieur. Par exemple, au cours des deux dernières années, dans la région de l’Outaouais, 18 400 contribuables ont abandonné les quatre commissions scolaires francophones afin de payer les taxes scolaires à la commission scolaire anglophone, ce qui a entraîné des pertes de revenus qui devaient être compensées par des hausses du taux de taxes imposé. Fondamentalement, c’est le contraire qui s’est produit dans la région de Laval.

De toute façon, au mois de décembre dernier, le gouvernement libéral a déposé le projet de loi 166 afin de fixer les taux de taxes scolaires par région pour que tous les résidents de la même région paient le même taux, contrairement au système actuel où chaque commission scolaire a un taux différent.

Toutefois, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), M. François Legault, comptable, déclare que la nouvelle loi des Libéraux n’a pas de sens car les taux de taxes scolaires varient énormément de région en région. D’après lui, en fonction du système actuel, les contribuables sont pénalisés selon l’endroit où ils vivent. Ce n’est pas juste. Par conséquent, la CAQ veut baisser le taux des taxes scolaires au niveau actuel le plus faible dans la province : «10,5 % par tranche de 100 $ de la valeur de la propriété.»

Si élue, la CAQ promet de mettre en place une proposition, au coût de 700 M$ sur une période de quatre ans.

Chris Eustace, Montréal