Le ton général des messages de Martin Coiteux laisse croire qu'il espère une entente avec les syndicats.

Une main tendue, mais bien molle

Les dernières déclarations du ministre Coiteux nous laissent entrevoir une certaine ouverture dans les négociations avec la fonction publique. La suite de la lecture nous laisse toutefois perplexe sur le sérieux de ladite ouverture.
Alors que tous les organismes publics augmentent leurs dépenses d'un minimum de 2 % annuellement (pensons aux augmentations de taxes scolaires et à d'autres du même genre), comment un gestionnaire sérieux ne peut-il pas accorder la même augmentation de salaire à ses employés? Comment peut-on penser créer de la richesse en appauvrissant les travailleurs? Ceux et celles qui, soit dit en passant, ont fait les frais des restrictions budgétaires de l'État québécois depuis plus de 20 ans. Au même moment, nos dirigeants accordent des promotions à des petits amis du parti libéral, et congédient des gens placés par le gouvernement précédent, avec les avantages salariaux que cela implique. On accorde de généreuses primes aux bien nantis, et l'on coupe chez les salariés moyens. Qui va payer nos déficits et nos dettes à long terme si l'on ne fait qu'affaiblir les petits et protéger les gros?
Michel Giroux, Québec