Une infirmière en tout temps

En réaction au point de vue «Cherchez l’infirmière à Natashquan», paru le 25 août 

J’écris pour signaler une erreur importante qui s’est glissée dans la lettre de M. Bernard Roy. En fait, il n’a pas fait le bon numéro de téléphone. Il y a bel et bien toujours une infirmière de garde et disponible sur appel en tout temps en dehors des heures d’ouverture, en alternance aux semaines avec l’infirmier du village voisin.

L’erreur c’est donc... l’essentiel de l’article de M. Roy, qui vient de causer pas mal de problèmes. 

S’il avait vérifié avec le centre de santé du Havre-St-Pierre, le dispensaire de Natashquan, et seulement même la porte du dispensaire où est collée une affiche avec le numéro, il aurait pu éviter à sa compagnie (et à toute notre communauté à l’heure qu’il est), bien du souci.  

Le fait qu’il n’ait pas été correctement dirigé à la ligne dédiée par Info-Santé demeure une aberration, de même que le fait d’avoir été dirigé par une infirmière en Mauricie plutôt que par le service de notre région. Concédons-le.

Élodie Morin, Minganie 

NDLR: Nous avons offert à l’auteur de répondre à ces commentaires:

Permettez-moi de soulever quelques questions. D’abord, pourquoi la personne concernée — une résidente de Natashquan — ne savait-elle pas qu’elle pouvait, directement, communiquer avec l’infirmière de garde? Deuxièmement, comment se fait-il que l’infirmière d’Info Santé, basée en Mauricie, qui a pourtant communiqué avec une personne du Centre de santé de Havre-Saint-Pierre, n’a pas su nous transmettre le bon numéro de téléphone à signaler? 

Une autre question… Comment se fait-il qu’on ait invité la personne à se rendre à Havre-Saint-Pierre et que, une fois sur place, on lui mentionne que la clinique n’ouvre qu’à 13h?

Quelques jours après les événements que je relatais, une autre personne éprouvant un grand malaise physique s’est présentée à la porte du poste de soins situé sur le Chemin d’En Haut. Sur la porte verrouillée, un bout de papier invitait à signaler un numéro de téléphone. Malheureusement, personne n’a répondu à l’appel. Très inquiète, cette personne a roulé, en compagnie d’un proche, les quelque 150 kilomètres séparant les deux municipalités. On a alors constaté que son état correspondait au niveau III selon l’Échelle canadienne de triage & de gravité pour les départements d’urgence.

Bernard Roy