Une forte symbolique

Le projet de sculpture publique retenu pour agrémenter la place Jean-Béliveau devant l'amphithéâtre de Québec conquiert la majorité de nos concitoyens par son originalité, par sa richesse symbolique autour du thème de la rencontre, par son gigantisme et par toutes les évocations humanistes enracinées qu'elle suscite. Le cerf n'est-il pas une figure dominante de l'art primitif des cavernes et des balbutiements artistiques de l'homme?
Il faut féliciter les artistes pour une telle inventivité et saluer les membres du jury pour leur choix. Ce jeu d'un jeune cerf en équilibre sur son reflet bien marqué par des patines différentes de bronze doré et blanc, un matériau d'éternité, nous rappelle la cadence climatique de nos étés et de nos hivers et s'inscrit dans la forte symbolique du yin et du yang exprimant la complémentarité stimulante de la dualité et de la rencontre.
L'oeuvre, puisant dans la grande nature du pays et du continent, évoque le rêve de se retrouver ensemble, de se rapprocher les uns des autres, de faire du lieu un carrefour pacifique d'échange entre la nature et la culture, entre les générations, entre les nations et les membres de la francophonie nord-américaine, le rôle majeur de notre capitale nationale.
Inéluctablement, ce monument deviendra une puissante icône de Québec au niveau international, une signature artistique souriante et mémorable de la cité de Champlain. Bravo et encore!
Michel Lessard, Lévis