Une femme de conviction

Ces jours-ci, peu de gens osent se porter à la défense de Martine Ouellet. Suis-je d’accord avec toutes ses décisions? Non. Par exemple, j’étais fort perplexe face à ce «transparlementarisme».

Quant à sa trop longue conférence de presse de lundi, je l’ai regardée avec intérêt. Qualifier le mouvement souverainiste actuel de «malade» me semble fort pertinent. En effet, n’est-il pas «tordu» de croire que l’on peut aboutir à la souveraineté... sans en parler!

Mais plutôt que les idées de Mme Ouellet, c’est sa personnalité qui dérange.

Permettez-moi de narrer une anecdote à son sujet. Le 19 novembre 2016, j’étais bénévole pour Amnistie Internationale au Salon du livre de Montréal. Ma tâche consistait à sensibiliser les gens au programme Livres comme l’Air. En compagnie de deux personnes, la députée de Vachon s’est immobilisée devant le kiosque. Elle m’a écoutée avec intérêt lui expliquer qu’il s’agissait de 10 pétitions à signer afin d’aider à faire libérer des écrivains (es) vivant derrière les barreaux en raison de leurs opinions. Puis j’ai ajouté, comme je le fais toujours, «si vous n’avez pas le temps de signer toutes les pétitions, en signer deux ou trois serait déjà fort apprécié.» Réponse de Mme Ouellet: «C’est trop important. Je suis incapable de n’en signer que quelques-unes. Je vais toutes les signer.»

Il s’agit d’une personne avec des convictions solides. Malgré tout ce que j’entends à son sujet, je suis incapable de la voir comme un monstre. Important! Aucun média n’était présent lors de cet échange. Martine Ouellet n’a donc pas posé ce geste afin d’épater la galerie!

Martine Lacroix, Montréal