La présumée victime fréquente l'École secondaire l'Odyssée, à Val-Bélair.

Une décision difficile à prendre

Au député caquiste Éric Caire,
Au député caquiste Éric Caire,
Monsieur Caire, à la suite d'un processus réalisé selon les règles de l'art et d'une soirée où les opinions diverses ont été exprimées dans le plus grand respect, vous avez choisi d'y aller d'insultes gratuites envers les commissaires de la Commission scolaire de la Capitale qui ont eu à prendre une décision difficile dans le contexte des écoles de Val-Bélair.
Je pourrais tenter de vous convaincre en revenant sur les scénarios possibles pour dénouer une impasse démographique importante. Je pourrais vous parler des écoles qui déborderont, dès l'an prochain, pendant qu'une école secondaire est à moitié vide. Cela ne vous intéresse pas Monsieur Caire car vous ne pensez qu'à votre réélection et aux caméras de télévision.
Je pourrais vous faire remarquer que vous tenez une drôle de position, vous un député de la CAQ, un parti qui n'a de cesse de nous faire remarquer que les décisions difficiles s'en viennent et que le Québec ne peut continuer de la sorte. Cela ne vous intéresse pas non plus, toujours hanté par votre réélection et, évidemment, par la «quote» dans le journal ou à la radio.
D'emblée, vous placez plutôt le débat sur le terrain des insultes et des attaques personnelles. Mais vous, Monsieur Caire, quand avez-vous eu à prendre des décisions difficiles comme celle que nous avons prise mardi soir, mes collègues et moi? Lorsque vous avez été entrepreneur durant une année? Comme enseignant au cégep? Comme député de l'opposition où votre rôle consiste justement à s'opposer, sans être confronté aux contingences de la réalité?
Monsieur Caire, vous vous voulez un des porte-parole du «faire autrement» qui doit s'instaurer au Québec. Mais au fond, vous êtes comme ceux des vieux partis que vous critiquez tant. Vous êtes aussi un ardent défenseur du «pas dans ma cour».
Michel Bernier
Commissaire de Lairet, commission scolaire de la capitale