Une baisse d'impôts?

Il y a quelques jours, on apprenait que le gouvernement Couillard envisage une baisse d'impôts parce que les finances se portent bien.
Pourtant, depuis qu'ils sont au pouvoir, les libéraux ont géré avec austérité : ils ont saccagé le filet social des Québécois dans le besoin en coupant une foule de petits services qui, mis bout à bout, permettaient à des individus et à des familles de vivre moins dans la misère; ils ont coupé des milliers de services directs aux élèves; ils ont foutu le bordel en santé.
Alors, si leur présumée bonne gestion leur a permis d'équilibrer le budget, pourquoi maintenant réduire les entrées d'argent? La réponse est connue : les élections s'en viennent. Ça me rappelle un vague souvenir. 
Au début de 2007, le Québec recevait 700 millions $ du fédéral, pour le réseau de la santé. Mais, surprise : tout juste avant de déclencher les élections générales du 26 mars 2007, Jean Charest, alors premier ministre, décida d'ajouter cet argent aux 250 M$ qu'il promettait en baisses d'impôts; il offrait ainsi un bonbon électoral de 950 M$ aux Québécois.
Si c'est vrai qu'il fallait tant serrer la ceinture il y a trois ans, peut-être a-t-on réussi à redresser les finances; mais au point où maintenant on peut se permettre de baisser les impôts? Je n'y crois pas. Parce que, en abaissant les impôts, on réduit la marge de manoeuvre qu'on s'était donnée en sabrant dans les services publics aux plus démunis et on va se retrouver encore en difficulté.
En agissant ainsi, le gouvernement ne travaille pas en faveur de la population, mais dans le seul but de se faire réélire. Et ensuite, on se demande pourquoi il y a tant de cynisme face aux politiciens.
Raymond Martel, Québec
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Une offense?
En réaction au texte «Une caricature de mauvais goût» paru le 11 septembre
Je me permets de donner mon avis à titre de lecteur n'ayant aucun lien avec les fonctionnaires essayant de trouver une solution à l'important problème du système fédéral des paies. 
Je n'avais franchement vu aucune offense envers qui que ce soit dans ce dessin fort amusant (caricature du 5 septembre), qui montre au contraire des gens travaillant tellement fort qu'ils risquaient de perdre la raison; j'avais aimé l'idée. 
J'appuie donc tout à fait M. Carignan, le rédacteur en chef, et je m'explique plutôt mal la réaction des auteurs de la lettre.
Florent Gaudreault, Montréal