Un voisin négligent

En réponse à la lettre «Contribuables avertis», parue le 14 juillet
C'est vrai que nous avions emménagé près d'une autoroute qui, à l'occasion, pouvait être bruyante. À cette époque, il y avait quatre voies de circulation; maintenant, il y en a six. Ce voisin négligeant n'a fait aucun effort pour contenir le bruit produit à un niveau raisonnable, et ce, malgré plusieurs demandes formulées à maintes reprises et en bonne et due forme. Il n'a pas tenu compte de l'augmentation de l'intensité du bruit ni de l'allongement de la période pendant laquelle ce bruit est produit. Il a détérioré notre environnement, la valeur de nos propriétés, notre qualité de vie et, dans certains cas, notre santé.
Alors, ce voisin négligeant qui a causé ces graves préjudices doit réparer. C'est une question de justice et de bon sens.
Richard Tardif, Québec
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Vive le provincial libre
C'est en ces termes que Philippe Couillard aurait pu qualifier sa nouvelle religion constitutionnelle proclamée à «la balustrade de l'autel du vide». Cinquante ans après la phrase historique du général de Gaulle, le Québec en est rendu à négocier un dialogue avec le reste du Canada comme si, après 150 ans de vie canadienne, il fallait encore justifier notre existence et notre différence. Ce n'est pas en quémandant, comme le fait le premier ministre Couillard, qu'un peuple apprend à marcher debout.
Depuis 1982, Trudeau père a cadenassé tout changement constitutionnel et le fils Justin semble avoir avalé la clé. Quel mépris de la part de ce dernier qui refuse d'ouvrir la porte à une réintégration «honorable et enthousiaste» du Québec dans le giron constitutionnel. Où sont les députés libéraux fédéraux du Québec qui cautionnent un tel manque de respect? Combien de temps encore le Québec demeurera-t-il à la marge du Canada? À l'image de la dérive des continents, le Québec finira-t-il par se séparer naturellement de ces terres souvent inhospitalières?
Si Philippe Couillard nous mène en bateau sur une mer électorale, Justin Trudeau, lui, refuse de naviguer dans ces eaux troubles, de peur de risquer le naufrage de son parti auprès des anglophones dans le reste du Canada.
Ces deux personnages veulent maintenir le Québec dans son statut de dépendance provinciale. On est loin des aspirations qui se projetaient pour le Québec après le passage libérateur du président français en 1967.
Marcel Perron, Neuville