Un tramway, sans référendum

En réaction à la chronique «Non au référendum sur le tramway» de François Bourque, parue le 1er février

Depuis le début du 21e siècle, il y a donc 18 ans, plusieurs villes européennes se sont dotées d’un tramway moderne. Parmi ces villes, il y en a au moins 33 en France. On répliquera qu’en France, ces villes sont plus populeuses que Québec; eh bien, selon les informations récoltées sur Internet, parmi ces 33 villes, il y en a 23 qui ont une population inférieure à celle de l’agglomération urbaine de Québec, qui est de 581 942 habitants selon les statistiques de 2016.

Ça n’est pas d’aujourd’hui qu’on parle de tramway à Québec. À la suite d’une invitation de la Ville de Québec, en 2004, alors que je résidais à Québec, j’avais présenté un mémoire à ce sujet, alors que, d’autre part, le 12 mai 2002, Le Soleil publiait mon opinion par laquelle je préconisais l’implantation du tramway jusque sur la rive sud de Québec.

Ainsi donc, je dois féliciter François Bourque pour sa chronique du 1er février qui démontre d’une façon très détaillée l’inutilité d’un référendum pour l’implantation d’un tramway moderne dans la capitale du Québec. Avec l’abandon du SRB, le maire Labeaume aura donc évolué vers le tramway moderne grâce au maire Lehouillier de Lévis qui, avec son conseil municipal, s’était retiré du projet SRB et qui, avec raison, espère toujours le prolongement de la ligne de tramway jusque sur la rive sud, comme le préconise judicieusement François Bourque à la fin de son texte.

Il est donc grand temps qu’on abandonne tous ces comités et sous-comités et qu’on passe aux actes en profitant des argents disponibles auprès des gouvernements supérieurs.

Gilles Côté, Lévis