Un système électoral à repenser

La récente émission de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire en direct sur les ondes de France Inter a créé une onde de choc à l’échelle planétaire; publication d’une lettre en faveur de la protection de la planète par 200 vedettes mondiales précisant que «Nous vivons un cataclysme planétaire»; avertissement du chef de l’ONU déclarant que le monde a deux ans pour agir contre les changements climatiques avant d’être confronté aux «conséquences désastreuses» .

La campagne électorale bat son plein au Québec alors que le dossier environnement n’apparaît pas comme une priorité. Mais pourquoi? On doit être conscient que des gestes concrets pour lutter contre les changements climatiques et la protection de la biodiversité auront des effets perceptibles sur un horizon de plusieurs années alors que notre système électoral nous oblige à juger un gouvernement sur quatre ans de pouvoir. Pouvons-nous alors reprocher aux politiciens, qui désirent se faire réélire, d’adopter une vision parfois à courte vue? Souvenons-nous que les grandes politiques adoptées par les présidents américains ont souvent été élaborées et mises en place lors de leur deuxième et dernier mandat.

Une réflexion sur notre système électoral s’impose afin que les politiciens puissent prendre des décisions parfois impopulaires, mais qui doivent être réalisées rapidement et s’avèrent nécessaires dans le contexte actuel. Quel beau projet de société pour le Québec de montrer le chemin vers la protection de notre milieu de vie. On vit sur la planète Terre, aucun autre choix ne s’offre à nous.

Gaston Déry, Québec