Un service Uber public

Tout le monde est d'accord pour dire qu'un service de type Uber est une bonne idée.
Mais comme le dit le maire de Québec, il faut que chaque participant dans la chaîne du service paie ses permis, taxes et impôts. La seule façon de rendre cela possible est que le site Web de contrôle soit unique et public dans un territoire donné. Tout le monde sait qu'Uber ne payera jamais sa juste part d'impôts ni ses chauffeurs d'ailleurs. L'évasion fiscale dans l'ADN des firmes internationales.
Bernard Dupont, Québec
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Qui dit vrai et qui dit faux
RONA, un fleuron national, a été vendu à des intérêts étrangers sans que personne admette la responsabilité de cette grossière infamie. Ni le ministre de l'Économie Jacques Daoust ni le premier ministre Philippe Couillard n'auraient été au courant d'une transaction aussi importante et susceptible de soulever l'ire des Québécois. Où donc étaient-ils pour ignorer ce qui se tramait dans leurs officines? Seraient-ils incompétents, irresponsables ou tout simplement menteurs? Et si le premier ministre lui-même se permettait de mentir à la population du Québec, qu'en serait-il des dossiers chauds, tel l'oléoduc? Peut-être faudra-t-il une autre commission d'enquête pour déterminer qui dit vrai et qui dit faux.
Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau
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Procès Bain et Gaétan Barrette
Si un Québécois de souche avait fait pareille infamie dans l'ouest de l'île de Montréal lors d'un événement politique de peu d'importance, la couverture médiatique aurait été tout autre. Et le procès qui en aurait résulté aurait été carrément plus accablant envers l'accusé.
Cet attentat a été couvert comme étant un fait divers. Le procès a été médiatisé de même. Et le verdict respecte cette lecture, cette présentation des faits. Pourtant l'accusé a bel et bien tenu des propos très clairs sur ses intentions. Ses faits et gestes sont tout autant révélateurs de ses intentions. Oui, il est un peu confus et égaré dans son cerveau, mais il n'en demeure pas moins qu'il savait ce qu'il voulait faire et il était tout à fait conscient de ses gestes : armes multiples, essence, présence sur les lieux qu'il avait repérés avec minutie. Si ce n'est pas de la préméditation, éclairez-moi sur le sens de ce mot.
Or, le bon docteur Pitbull est complètement dans le champ, et ses excuses sont irrecevables. Point.
Mario Laprise, Québec