Un «Phare» congestionné

Depuis l’annonce de la construction du «Phare», le secteur de la rue des Châtelets subit déjà un impact négatif. Cette rue dessert quelques 636 appartements répartis sur huit bâtiments. N’est-ce pas là un secteur déjà à haute densité.

Occupé à 100% en 2014-2015, on y constate un taux de vacances de plus de 10% actuellement. C’est autant de revenus de taxes en moins pour la Ville.

Les occupants de ces 636 appartements (avec autant d’espaces de stationnement) subissent déjà des contraintes à la circulation. En effet, à partir de 15h l’après-midi jusqu’après le souper, il y a des difficultés à simplement sortir de la rue pour emprunter la rue Lavigerie.

Pour bien en comprendre les impacts, considérons la problématique du centre commercial Laurier Québec, qui comporte 5300 espaces de stationnement et est accessible par plusieurs entrées situées sur le boulevard Laurier, le boulevard Hochelaga, la rue Germain-des-Prés et la rue Jean-Dequen (en tout neuf entrées/sorties).

Le boulevard Laurier comporte six voies de circulation. Le boulevard Hochelaga comporte quatre voies de circulation. On parle donc ici de 10 voies de circulation principales est-ouest sur les boulevards avoisinants et pas moins des huit entrées/sorties.

Pour le projet «Le Phare», sur la seule rue d’accès aux 3300 espaces de stationnement souterrains qui s’ajouteront (la rue des Châtelets à deux voies seulement), il n’y aura qu’une seule entrée/sortie pour y accéder ou en sortir.

En plus, on nous annonce qu’il y aura 10 000 transits quotidiens par le réseau de transport collectif dans le même quadrilatère!

Donc, malgré les contraintes actuelles sur la rue des Châtelets, l’ajout de ces 3300 espaces de stationnement ainsi que 10000 transits quotidiens par autobus/tramway/tram bus n’auront aucun impact négatif (selon leurs dire).

Peut-on le garantir à la population? Les élus et tous les tenants de ce projet pourront-ils s’engager à mettre sur la table un cautionnement équivalent à tous leurs revenus des 40 prochaines années? Comme il n’y aurait, toujours selon eux,  aucun impact négatif sauf durant la construction du projet, il n’y aura donc pas grand risque.

Henry Jenkins
Québec

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GARE AU PREMIER JOINT

En réaction à la chronique «Le premier joint de Charles» de la journaliste Isabelle Légaré parue le 15 octobre

Votre texte donne un éclairage important et très réaliste concernant les effets possibles et inconnus de la marijuana sur le cerveau. Merci à vous, Mme Légaré... la consommation légalisée de la drogue invitera en effet bien des jeunes à essayer ce qui semble inoffensif, et ils s’y accrocheront!

Jeanine Jacques
Québec