Un peu trop canadiens?

Sur quelle planète vivent ces jeunes libéraux qui proposent une vision néolibérale de la société québécoise? Ils suggèrent d'ajouter de nouveaux cours et des stages en entreprise au secondaire, comme si le milieu de l'éducation avait besoin de tels bouleversements après les politiques d'austérité du gouvernement Couillard.
De plus, en proposant la création d'un ordre professionnel chez les enseignants, ils heurtent les syndicats de plein fouet en introduisant de nouveaux acteurs qui risquent d'ajouter une couche supplémentaire dans la structure déjà fort complexe du monde de l'éducation.
Mais là où l'aveuglement atteint son comble, c'est lorsque les jeunes libéraux proposent l'ouverture des écoles primaires anglaises aux francophones québécois. Cette aberration constitue une nouvelle attaque contre la loi 101 en nous ramenant au «bill 63» qui assurait le libre choix aux parents francophones en leur permettant d'inscrire leurs enfants à l'école anglaise. Ce retour en arrière témoigne de la pauvreté du discours amnésique libéral en matière linguistique.
Ce geste provocateur envers les Québécois est révélateur des idées qui circulent dans ce parti, pour qui l'adhésion parfois aveugle aux valeurs canadiennes lui fait oublier sa loyauté première envers le Québec.
À vouloir être trop Canadiens, en vient-on à renier les valeurs fondamentales d'un Québec francophone et distinct?
Marcel Perron, Neuville
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Clinton au Québec
M. Clinton vient prendre du repos au Québec. En même temps, une imposante cohorte d'Haïtiens arrivent au Québec pour demander asile, nourriture, protection, travail, etc. La population haïtienne est totalement dépourvue. Elle manque de tout. Le Canada et le Québec font tout ce qu'ils peuvent pour secourir cette population. Puisque M. Clinton était le président intérimaire de la reconstruction d'Haïti après les secousses sismiques de 2010, que les fonds recueillis pour la reconstruction d'Haïti sont estimés à plusieurs millions de dollars, il serait intéressant de l'entendre nous informer de l'utilisation de tout cet argent. Ces informations intéresseraient grandement les donateurs et les Haïtiens.
Yvon Dubuc, Québec