Régis Labeaume

Un peu de compassion

Après avoir dit que l'attentat du 29 janvier n'est pas un acte terroriste, le maire de Québec déclarait que «si on persiste pour dire que c'est du terrorisme, ça colore l'image de la ville de Québec et moi, j'ai un problème avec ça.»
La meilleure façon de défendre la réputation de Québec n'est pas de nier qu'il y a eu un acte terroriste, mais de le reconnaître et d'oeuvrer pour qu'il n'y en ait plus. Après l'attentat terroriste, la réaction du maire était à la mesure de sa gravité. Aujourd'hui, en parlant de «petit gars de la place» victime d'une «maladie mentale»pour désigner l'auteur, il minimise son geste et dilue sa responsabilité. C'est à peine s'il ne le prend pas en pitié.
Cette affirmation corrobore les résultats des recherches qui montrent que le terrorisme est associé souvent aux musulmans. Un même geste posé par un non-musulman ne serait pas qualifié de terroriste.
On attend mieux du maire de Québec; la compassion pour les victimes et leurs familles vaut mieux que l'image qu'il veut projeter à l'extérieur.
Mbaï-Hadji Mbaïrewaye, candidat de Démocratie Québec