Un peu de compassion

Après avoir dit que l'attentat du 29 janvier n'est pas un acte terroriste, le maire de Québec déclarait que «si on persiste pour dire que c'est du terrorisme, ça colore l'image de la Ville de Québec et moi, j'ai un problème avec ça.»
Après avoir dit que l'attentat du 29 janvier n'est pas un acte terroriste, le maire de Québec déclarait que «si on persiste pour dire que c'est du terrorisme, ça colore l'image de la Ville de Québec et moi, j'ai un problème avec ça.»
La meilleure façon de défendre la réputation de Québec n'est pas de nier qu'il y a eu un acte terroriste, mais de le reconnaître et d'oeuvrer pour qu'il n'y en ait plus. Après l'attentat terroriste, la réaction du maire était à la mesure de sa gravité. Aujourd'hui, en parlant de «petit gars de la place» victime d'une «maladie mentale», pour désigner l'auteur, il minimise son geste et dilue sa responsabilité. C'est à peine s'il ne le prend pas en pitié.
Cette affirmation corrobore les résultats des recherches qui montrent que le terrorisme est associé souvent aux musulmans. Un même geste posé par un non-musulman ne serait pas qualifié de terroriste.
On attend mieux du maire de Québec; la compassion pour les victimes et leurs familles vaut mieux que l'image qu'il veut projeter à l'extérieur. 
Mbaï-Hadji Mbaïrewaye, candidat de Démocratie Québec
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Réussite scolaire : et les moyens?
Personne n'est contre la vertu. En ce sens, je me dois d'acquiescer aux objectifs louables du ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, liés à sa politique de la réussite éducative qui vise l'atteinte d'un taux de diplomation de 85 % d'ici 2030, alors qu'il se maintient actuellement à 74 %.
Toutefois, là où le bât blesse, c'est que les moyens pour atteindre ces objectifs sont carrément absents du document du ministre. Un vide qui risque de maintenir les objectifs en vol plané au-dessus du monde de l'éducation tout en évacuant du décor quelque forme d'atterrissage sur les moyens concrets pour y parvenir. Deux ex-ministres libéraux de l'Éducation, à savoir Michel Pagé au début des années 90 et Michelle Courchesne plus récemment, avaient entrepris une vaste réforme sur la réussite scolaire des jeunes Québécois. Et pourtant, quelque 20 ans plus tard, nous en sommes encore au même point en ce qui a trait, notamment, au décrochage scolaire. Face à ce constat d'échec, peut-être y aurait-il lieu de pallier les erreurs du passé en mettant sur pied des moyens concrets pour atteindre enfin la réussite scolaire de nos jeunes!  
Henri Marineau, Québec