Un petit pour cent

En réaction au texte d’opinion «Comment tuer un peuple», paru le 24 décembre

Je partage entièrement votre opinion concernant le chantier maritime Davie qui devrait être reconnu pour ce qu’il est devenu, soit l’un des meilleurs chantiers navals en Amérique. Même la Lloyd’s de Londres reconnaît son excellence, ainsi que la compétence de ses travailleurs. La seule chose que nos députés fédéraux auront faite à ce jour est une visite de courtoisie, une simple parade accompagnée par un représentant du provincial, M. Couillard, suivi d’un retour dans leurs terres, point.

Un seul petit pour cent (1 %) des contrats ont été attribués à notre chantier naval Davie, le reste étant pour les chantiers Irving de la Nouvelle-Écosse et ceux de Vancouver. Pourtant, les besoins sont grands : outre les Forces canadiennes, il n’y a qu’à regarder sur l’autre rive du chantier pour constater la flotte vieillissante des navires de la Garde côtière qui aurait bien besoin d’être renouvelée. Les projets ne manquent pas et sont d’un besoin bien plus criant que de passer une loi sur la légalisation de la marijuana. 

Le Québec devra, une fois de plus, se battre pour les miettes du fédéral. Nous ne sommes pas des quêteux, M. Trudeau, nous sommes peut-être plutôt comme un grand peuple. Puissions-nous tous nous en convaincre un jour.

Huguette L. Cunningham, Québec