Un ministère limité à l’environnement

Le ministère de l’Environnement a été créé sous le gouvernement de Robert Bourassa. Il est devenu le ministère de l’Environnement et de la Faune dans le gouvernement de Lucien Bouchard.

C’est avec le gouvernement de Jean Charest qu’il a été désigné comme le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. Ainsi, en donnant au ministre le soin de développer les affaires tout en protégeant l’environnement, on le plaçait en conflits potentiels d’intérêts. De plus, le terme «durable» n’était qu’une imposture destinée à faire croire qu’il n’y avait pas de risque à mélanger les affaires et la protection de l’environnement. 

Le projet de Jean-François Lisée est de revenir à la situation initiale d’un ministère qui se limite à l’environnement seul. C’est une sage proposition.

Jean-Marie Desgagné, Québec

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Ce qui menace notre langue

M. Legault, je suis fort étonné de voir à quel point vous vous évertuez à nous dire que les immigrants sont un réel danger pour notre langue française. Vous qui voulez freiner les élans de l’immigration au Québec. Ce ne sont pas tous ces gens venus d’ailleurs qui menacent le plus le français sur notre territoire. À moins que je me goure, j’ai parfois l’impression que vous ne savez pas quoi inventer pour attirer la faveur d’une frange des électeurs, par exemple celle qui penche habituellement du côté du PQ, et qui souhaite de tout cœur la survie du français chez nous.

Ce qui menace le plus notre langue, M. Legault, c’est notre indifférence face à elle. C’est nous! C’est Montréal qui s’anglicise honteusement et qui bouscule nos acquis dans le domaine de la sauvegarde du français et qui bafoue la loi 101. Ce sont nos stations de radios commerciales qui n’en ont que pour la chanson anglophone. C’est l’américanisation de notre culture. Et c’est là une grande part de la perte de notre identité.

Donc, pour ce qui est des immigrants, c’est à nous de leur dire qu’ils sont les bienvenus au Québec en autant qu’ils respectent notre langue officielle. En autant qu’on exige qu’ils apprennent les rudiments du français dès les premiers mois de leur présence sur notre terre, qui se veut une terre d’accueil après tout. Voilà une exigence minimale. Voilà une marque de respect du même coup qui nous est redevable de leur part.

Donc, si jamais vous êtes élu premier ministre le 1er octobre et dès votre premier mandat, ce sera à vous d’y voir, M. Legault. Ce sera à votre gouvernement de faire du français une de ses priorités au Québec.

Et c’est à ce moment précis que je serai fort heureux de vous entendre parler de la survie de notre langue. Lorsque vous serez bien en poste, si tel est le cas. Parce que pour le moment vous parlez du français à des fins strictement électorales, dirait-on.

Yvan Giguère, Saguenay