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Un mal pour un bien

Carrefour des lecteurs
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Le Soleil
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Je suis très troublé de constater que certaines personnes jouent aux vierges offensées. Elles crient haut et fort que l’abattage de 17 000 arbres pour permettre le passage du tramway dans notre capitale est un drame incommensurable.

Il serait pertinent de signaler que le service de foresterie urbaine de la ville de Québec s’appliquera à planter 17 000 arbres et plus qui seront résistants à la pollution inhérente à une ville. 

Ces arbres robustes capteront le Co2 que les voitures à essence émettent à profusion. Ce projet de tramway n’est pas sorti d’un chapeau comme un lapin. Il répond au criant besoin de limiter les transports de véhicules producteurs de gaz carbonique. C’est une vérité de La Palice de dire que l’utilisation des voitures à essence contribue au dépérissement de la planète. Le projet de construction d’un tramway s’inscrit dans un plan de densification de notre capitale en opposition par exemple au projet d’un troisième lien qui accentuerait l’étalement urbain. En tant que citoyen qui est sympathisant écologique, je ne me mettrai pas la tête dans le sable comme l’autruche. Pour moi, il n’est pas question de faire abstraction de la racine du mal qu’est l’utilisation de véhicules à carburant fossile.

La venue du tramway est nécessaire, car il contribuera à réduire notre dépendance au pétrole. Le remplacement de 17 000 arbres par des juvéniles est un mal pour un bien dans l’optique de réduire les gaz à effet de serre.

Michel Houle, Québec