Un jugement très juste

Je suis solidaire de la peine de nos concitoyens affectés par cette tuerie innommable et je comprends le ressentiment des personnes qui ont été touchées directement ou indirectement.

Ce jugement est pour moi très juste et je salue le juge qui a osé éviter le ridicule d’une peine trop longue et déraisonnable et aussi une peine moins dissuasive, trop faible. Là où je suis déçu, c’est l’absence totale de retenue, dans les propos dans les médias vendredi, de musulmans en ce qui a trait à leur déception. On pouvait sentir la grogne à l’égard de cette décision. C’est tout de même une peine exemplaire, très sévère qui marque l’histoire dans notre pays.

On m’a appris, depuis mon plus jeune âge, à pardonner, et ce, malgré la peine qui est légitime. Ça ne l’efface pas, mais ça aide à vivre plus sereinement. J’ose espérer qu’aucune des parties n’ira en appel, ce qui ne peut que prolonger le processus de deuil et la souffrance des personnes impliquées en plus d’inciter la polarisation des positions.

Respectueusement,

Pierre Martel, Québec

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FAISONS CONFIANCE AUX AUTORITÉS

Chers Boisvenu de ce monde, vous trouvez que 40 ans avant une liberté sous caution, c’est punir à coups de mouchoir? Respirez par le nez! Bissonnette ne sera pas libéré de sitôt. Pas aussi facilement que de régler du papier à musique, en tout cas. Au préalable, son cas sera examiné scrupuleusement par les évaluateurs (psys, juristes et juges) de la très stricte Commission nationale des libérations conditionnelles. Nombre de ces gens ont vu neiger. Et ils ne feront pas de cadeaux aux demandeurs qui devront montrer patte blanche pour obtenir le feu vert. Et encore! Avant cela, le comité devra se taper un dossier psychiatrique et carcéral épais comme ça, plus que les 250 pages du jugement. Alors, même 40 ans après, ce ne sera pas demain la veille que le tireur aura le Bon Dieu sans confession et sortira de prison. Faisons donc confiance aux autorités en place, elles ont à cœur leurs responsabilités envers les victimes et leurs proches. Si seulement on pouvait en dire autant des radiodiffuseurs qui engagent leurs «gourous matinaux», sans songer un seul instant aux dégâts verbaux qu’ils causeront ensuite.

Luc J. Vigneault, auteur et acteur