Des dizaines de syndiqués ont manifesté devant l'hôtel de ville de Québec.

Un grand dérangement indécent...

Alors que toute la population du Québec est appelée à réduire son train de vie,  et dans bien des cas à couper dans l'essentiel, les employés du  milieu  municipal, dont la rémunération globale dépasse largement celle de la fonction publique québécoise et de la très grande majorité des travailleurs québécois,  osent  manifester dans ce qu'ils appellent un Grand Dérangement.
Les plus choyés de la société prennent rues et édifices publics d'assaut pour crier à l'injustice.  Au lieu de se faire discrets et de garder le profil bas, ils hurlent  pour conserver leurs privilèges indûment acquis grâce à un rapport de force démesuré  au regard de celui de leur employeur. Si le gouvernement Couillard a des couilles et un certain sens de l'équité, il doit demander beaucoup plus au monde municipal, comme le suggère la Commission Robillard, et lui donner les pouvoirs requis pour freiner  les exigences irresponsables  des syndicats concernés.
Jean-Maurice Hamel, Québec