Un appui sans réserve

Les infirmières du réseau de la santé ont dénoncé l’immense fardeau de tâches quotidiennes et le manque aigu de personnel qui les obligent à faire du temps supplémentaire, avec tous les risques reliés à la profession ainsi que pour leur santé.

Les membres du Regroupement interprofessionnel des intervenants retraités des services de santé (RIIRS) comprennent très bien la situation vécue par ces infirmières ayant œuvré elles-mêmes dans ce milieu et en avoir fait leur carrière. Le fardeau de tâches permanent et le temps supplémentaire obligatoire n’est ni nouveau, ni récent. Plusieurs d’entre nous l’ont largement vécu. Malgré les efforts et la pression exercée lors des négociations collectives, rien ou presque n’a changé à ce chapitre.

Nous sommes persuadées que tant que les présences «infirmière/patient» ne seront pas évaluées sur la quantité de soins requis par patient, mais par un ratio global et général, peu d’améliorations seront observées.

Le RIIRS croit qu’il est forcément temps de reconnaître que les soins sont donnés à des humains par des professionnelles tout aussi humaines. L’approche holistique que requiert notre profession pourrait être utilisée pour évaluer le temps de soins requis que chaque personne est en droit de recevoir et que chaque professionnelle soit en mesure de donner à chacun de ses patients.

Lorsque ce ratio personnalisé basé sur la complexité des problématiques de santé de chaque bénéficiaire et du temps requis pour prodiguer ces soins, la professionnelle de la santé pourra alors exercer avec beaucoup moins de pression et avec la satisfaction du travail accompli.

Le RIIRS est une organisation d’action collective composée d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, d’inhalothérapeutes et de perfusionnistes retraitées qui existe depuis 25 ans.

Andrée Lamontagne, présidente provinciale pour le conseil d’administration du RIIRS, Québec