Uber, une économie asociale

Uber, ce n'est pas de l'économie de partage; c'est une économie asociale. Uber fait partie de l'économie parallèle internationale, laquelle opère, on le sait, hors du contrôle des gouvernements nationaux. Cela, avec l'assentiment de nos bonnes démocraties, qui ont été manipulées par un système capitaliste débridé. Uber fait partie de l'économie des paradis fiscaux; et, ses partenaires ainsi que ses clients, qui participent à cette économie souterraine, sont asociaux; ils sont trop inconscients pour comprendre qu'ils contribuent ainsi à rendre, éventuellement, leur pays insolvable, comme la Grèce.
Vraiment, la déréglementation des affaires a été une déconstruction du capitalisme; par la concentration des entreprises et l'internationalisation du système économique, le système capitaliste est devenu inéquitable en favorisant des écarts de revenus, qui s'accroissent à vue d'oeil, au point de devenir extravagants, injustes, voir illégaux sur le plan des lois fiscales des pays.
Voilà le problème du gouvernement Couillard : réparer les pots cassés d'un système économique déconstruit.
Bernard Dupont, Québec