Robert Poëti

Uber: Poëti sort de l'ombre

Il n'aura fallu que quelques jours pour que l'ex-ministre des Transports Robert Poëti sorte de l'ombre en ce qui a trait au dossier Uber. En effet, en entrevue avec l'animateur Paul Arcand au 98,5 FM le 1er février, M. Poëti en a profité pour déclarer qu'il avait considéré le service de «covoiturage» Uber comme étant illégal dès son arrivée sur les routes du Québec.
Aussitôt son arrivée en poste, M. Poëti, sans qualifier ses divergences avec Philippe Couillard de «différend», utilise la «différence d'approche» - une nuance, disons-le, plutôt subtile. Alors que M. Couillard, selon ses bonnes vieilles habitudes, voulait sauver la chèvre et le chou en faisant en sorte que les deux modes de taxis soient à compétence égale, ce qui aurait contraint Uber à se conformer aux lois actuelles, Robert Poëti prônait plutôt une suspension immédiate des activités d'Uber tant et aussi longtemps qu'elle ne se conformerait pas aux lois et règlements existants.
De là, à mon sens, la saga que l'on connaît aujourd'hui entre les chauffeurs de taxi et ceux d'Uber, qui fonctionnent toujours aujourd'hui dans l'illégalité la plus complète. Un dossier qui traîne en longueur dans des circonstances où le laxisme du premier ministre, encore une fois, vient entacher la crédibilité d'un ancien membre de son cabinet... qui avait, à mes yeux, tout à fait raison dans la démarche qu'il préconisait.
Henri Marineau, Québec