«Tu es mon fils, tu es ma fille»

La page «Vérification faite» de mardi sur les thérapies de conversion lorsque l’homosexualité se manifeste à l’enfance pouvait laisser un doute sur la pensée de l’Église catholique sur le sujet. Pris isolément, le terme «psychiatrie» employé maladroitement par le pape François pouvait évidemment susciter des questions.

Mais le visionnement complet de sa réponse et tous les autres mots employés par le Saint-Père dans cette conférence de presse nous démontrent un pasteur qui privilégie l’accueil et l’amour inconditionnel des parents envers leurs enfants : «Tu es mon fils, tu es ma fille, comme tu es; je suis ton père et ta mère, parlons. Et si vous, père et mère, vous n’y arrivez pas, demandez de l’aide, mais toujours dans le dialogue, toujours dans le dialogue.»

C’est ce soutien psychologique aux familles dont le Pape voulait parler, jamais de thérapies de conversion. J’en profite pour inviter les catholiques à prier pour notre Pape qui fait l’objet de nombreuses critiques au sein même de la barque de saint Pierre. Nous croyons fermement qu’il est le bon pasteur pour que notre Église soit toujours plus cohérente aux enseignements de Jésus Christ.

Jasmin Lemieux-Lefebvre, Église catholique de Québec

La réponse de Jean-François Cliche:

Il est vrai que le pape François a aussi parlé de l’importance pour les parents de maintenir un dialogue et une ouverture envers leur enfant homosexuel. Cependant, votre interprétation du passage sur la psychiatrie m’apparaît clairement incompatible avec l’idée qu’elle peut être utile si l’homosexualité se déclare pendant l’enfance, mais que passé 20 ans «c’est autre chose», comme l’a dit le pape. Puisque l’homosexualité peut, de toute évidence, être difficile à vivre à tous les âges, il me semble que la seule manière de comprendre cette déclaration est qu’il considère que l’homosexualité est réversible, pourvu que l’on s’y prenne tôt.