Trump et les médias

C'est fait, Donald Trump est maintenant le 45e président des États-Unis depuis vendredi dernier. Ceux et celles qui avaient naïvement espéré un ton plus «présidentiel» de sa part ont perdu leurs dernières illusions.
Le ton est donné, la presse est devenue l'ennemi public numéro 1 de la nouvelle administration. Comment pourrait-il en être autrement? Les médias plus «traditionnels » ont eu beau décrier le style et les mensonges de Trump durant toute la campagne présidentielle, cela ne l'a pas empêché d'être élu. La base électorale de Trump est complètement imperméable à ce qui est véhiculé dans les médias tels que CNN, le New York Times ou NBC. Si cette recette a fonctionné, pourquoi la changer? Dorénavant, les messages seront directement envoyés au peuple par le compte Twitter de Donald Trump. 
On a toujours dit que la presse était le 4e pouvoir, le chien de garde de la démocratie. Si celle-ci ne peut plus faire son travail, qui assurera ce contre-pouvoir? Certains diront le Congrès, qui devrait normalement exercer ce rôle, mais comme la majorité des élus sont d'allégeance républicaine, il est permis d'en douter, du moins pour le moment.
J'ai senti une lueur d'espoir en fin de semaine dernière en voyant les immenses foules lors des rassemblements anti-Trump dans plusieurs villes des États-Unis. Je pense que la mobilisation citoyenne sera ce contre-pouvoir. Avec un appui populaire aussi bas que 40% en début de mandat, la marge de manoeuvre de Trump sera mince si les citoyens, partout aux États-Unis, restent mobiliser pour défendre des valeurs et des droits qu'on croyait acquis. Pour éviter de reculer 50 ans en arrière, c'est ce que les citoyens américains devront faire aux cours des 4 prochaines années. 
Hélène Drolet, Québec