Trudeau dans le flou référendaire

Pris en souricière entre la loi sur la clarté référendaire et les résultats serrés en faveur du Brexit (52 %) au Royaume-Uni, le premier ministre Justin Trudeau y est allé d'une séance de patinage artistique digne d'une « valse-hésitation » mal orchestrée.
En effet, pour justifier son refus de tracer un parallèle entre la majorité de 52 % obtenue dans le référendum de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et celle qui devrait être exigée lors d'un référendum sur l'indépendance du Québec, la réponse nébuleuse de M. Trudeau reflète une vacuité désopilante : « Comme on le sait très bien, c'est très difficile de transférer des leçons référendaires d'une juridiction à une autre. Nous respectons l'ensemble des règles du jeu que la Grande-Bretagne a mises pour ce référendum. Et de tisser des liens ou des parallèles avec une situation au Canada, je pense que ce n'est pas particulièrement utile ».
Et voilà, tout est dit. Les parallèles entre la Grande Bretagne et le Canada, « ce n'est pas particulièrement utile ». Parlez-moi d'un argumentaire convaincant... une réponse laconique qui rappelle les réponses cavalières de son illustre père, tel le « just watch me » légendaire de PET au moment de l'instauration de la Loi sur les mesures de guerre au Québec le 16 octobre 1970!
Henri Marineau, Québec