Troisième lien et étalement urbain

Lettre à François Bourque

Encore une fois, j’ai grandement aimé votre chronique «Un troisième lien contre le déclin démographique?» du 25 janvier. Érick Rivard mentionnait : «Selon le plus grand promoteur du troisième lien, ce n’est pas un projet de mobilité, mais un projet de développement économique que de permettre la dispersion urbaine sur le territoire...» Il serait approprié de rappeler au maire de Lévis qu’il existe à la tête des ponts une superficie vacante de plus de 46 millions pi2. Cette superficie n’est pas située en zone verte, mais est disponible pour les développements résidentiels, commerciaux ou industriels, donc pour favoriser le développement économique. Si on réalise un troisième lien, il faudra s’adresser à la Commission de protection du territoire agricole du Québec pour demander l’exclusion de terres agricoles afin d’y réaliser des développements urbains. Pareille situation favoriserait l’étalement urbain malgré la grande disponibilité d’espaces vacants le long de l’autoroute 20 (entre les sorties 314 et 318, 10 M pi2) et le long de l’autoroute 73 aux sorties de la route Beaulieu et la sortie du chemin St-Grégoire (36 M pi2). Favorisons un réseau de transport en commun efficace qui réponde aux besoins de 75 % des usagers des ponts, lesquels proviennent de l’ouest de Lévis.

Gilles Thibault, Québec