Le premier ministre sortant Stephen Harper

Triste à pleurer!

Québécois, réveillons-nous! Stephen Harper est en train de nous hypnotiser avec la question du niqab. C'est un faux débat dans la campagne électorale, un leurre auquel nous mordons comme des poissons aveugles et affamés.
Le niqab et la burka sont des objets dérangeants dans notre société occidentale : c'est rétrograde. Mais ce n'est pas en se braquant de cette manière qu'on va régler la question.
En sourdine, le débat sur le niqab exploite la peur de l'étranger, ce qui fait l'affaire des conservateurs qui ne sont pas particulièrement ouverts à accueillir les migrants. Les villes et les provinces sont obligées de pousser sur les conservateurs pour qu'ils bougent. Pourtant, il y a actuellement une réelle crise humanitaire. Par le passé, nous avons déjà accueilli un grand nombre d'immigrants qui, dès la première ou la deuxième génération, sont devenus un apport important dans les divers milieux de notre société, que ce soit en sciences, en politique, en ingénierie, en santé ou dans d'autres domaines. 
Ça crève les yeux : Stephen Harper utilise le niqab dans la présente campagne électorale comme l'arbre qui cache la forêt. Pendant que nous avons le nez rivé sur le niqab, nous ne voyons pas toute la détérioration que le premier ministre a provoquée pendant ses 10 ans au pouvoir en sciences, en environnement, en droits de la personne, en participation internationale, surtout avec l'ONU, et j'en passe. 
Puisque le passé est garant de l'avenir, il faut regarder ailleurs que chez les conservateurs si nous voulons aller de l'avant et construire une société tournée vers le progrès.
Raymond Martel
Québec