Traversiers, un grand classique

Les dépassements de coûts des traversiers de la STQ actuellement en construction aux chantiers Davie semblent inscrits dans l'ADN des contrats du gouvernement du Québec.
Comment pourrait-il en être autrement? Normalement, les plans et devis devraient être suffisamment clairs pour ne pas prêter à interprétation. À l'évidence, les deux parties ont très tôt commencé un petit jeu dans lequel elles vont toutes deux ressortir perdantes. La STQ voulant «en avoir pour son argent» et la Davie voulant faire croître l'enveloppe globale par des ajouts au contrat, tout en protégeant ses marges de profit.
D'un côté, on prépare des plans et devis suffisamment vagues pour nous permettre de les interpréter à sa guise. De l'autre, on ferme les yeux sur le manque de clarté des devis au moment de soumissionner. On pourra alors dire que le client n'avait rien indiqué de spécifique et que notre approche est conforme.
Tout ceci relève d'un manque de rigueur dont, malheureusement, la faute revient à celui qui initie la danse. Est-ce que tous ces contractants, dont les projets font les manchettes des journaux pour des dépassements avec le gouvernement du Québec peuvent être aussi incompétents? Poser la question, c'est aussi y répondre. Le gouvernement du Québec devrait se poser de sérieuses questions, ces dépassements dans ses projets de construction ou de systèmes informatiques sont tellement nombreux qu'ils sont devenus la norme. Quand on est le seul à avoir raison et que tous les autres ont tort, on commence à se poser des questions.
André Verville, Lévis
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L'autre question qui tue...
Avez-vous trouvé tout ce que vous cherchiez? Toujours avec le sourire aux lèvres et dans la voix, j'ai entre autres répondu, chez un pharmacien bien connu : «Non, je n'ai pas trouvé d'ami.» Dans une grande surface d'articles de bureau et autres gadgets : «Non, mais j'ai trouvé autre chose; est-ce que ça fait quand même?» Enfin, dans le même commerce, probablement devant l'air peu aimable de la caissière : «Non, mais je vais aller voir ailleurs». Il est temps que les soi-disant formateurs révisent leurs méthodes.
Je suis tout à fait d'accord avec madame Paquet (édition du 3 août) : un gentil sourire, une connexion dans le regard et une formule comme «bonne fin de journée» feraient largement l'affaire.
Michelle Gagnon, Québec
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Honorer l'effort
Chaque province commence déjà à compter les médailles gagnées par ses athlètes aux Jeux du Canada. Seules les médailles d'or, d'argent et de bronze comptent. N'y aurait-il pas une autre médaille aussi méritoire, celle qu'on peut appeler la médaille de l'effort? Pensons à ces milliers d'athlètes, les nôtres et les autres, qui se sont préparés à ces jeux avec beaucoup d'assiduité depuis plusieurs années. Ils méritent sûrement cette médaille. Au lieu de les voir déçus d'avoir raté le podium, pourquoi les parents et les amis ne les réconfortent pas en célébrant leur effort dans un bon restaurant, avec un cadeau-surprise, tout en leur rappelant que l'effort déployé par eux dans la préparation à ces compétitions a beaucoup plus de valeur parce qu'il est chargé de notre appréciation cordiale?
Père Paul Karim, Québec