Travailleurs, à vos postes!

J’entendais dernièrement un propriétaire de magasin d’alimentation dire qu’un salaire minimum à 15 $ l’heure l’obligerait à diminuer la durée de service offert à la clientèle et qu’ainsi, il ne serait plus compétitif. Il faut donc en déduire que les employés paient pour que l’employeur conserve sa compétitivité.

Actuellement, les travailleurs de toutes sortes — cuisiniers, serveurs, entretien ménager, gardiens, soudeurs, travailleurs agricoles, pompistes, camionneurs, menuisiers, électromécaniciens et autres — sont fortement demandés. Allez, les travailleurs, à vos postes! Puisque vous avez souvent été traités dans l’indifférence, faites maintenant valoir vos droits. Exigez un contrat de travail, un salaire décent, une prime d’installation, une prime de départ, un programme partagé de retraite, un congé pour maladie justifiée, refusez le travail sur appel.

Conduisez l’employeur vers la civilité. Démontrez aux puissantes et riches multinationales que vous avez des droits. Établissez l’équilibre employeur-employé. Mettez vos conditions. Signez des ententes de travail qui vous donnent une dignité bafouée depuis longtemps. Il est bien connu qu’une minorité s’enrichit et qu’une majorité s’appauvrit. Le favorisé impose, le pauvre exécute. L’employeur maintient des bas salaires pour sauvegarder sa préoccupation sacrée d’être compétitif. Travaillons ensemble pour un meilleur équilibre social.

Yvon Dubuc, Québec