Transport: une solution d’avenir

Pour faire face à nos besoins en matière de transport en commun, on a tendance à s’inspirer des solutions déjà éprouvées ailleurs, telles que le métro ou le tramway. Ces technologies existent depuis très longtemps et fournissent des services de transport en commun efficaces et appréciés dans beaucoup de villes du monde. Leur efficacité exige cependant une taille et une densité urbaine importantes, ce qui est beaucoup moins évident dans une ville comme Québec.

Outre les coûts très élevés en infrastructure de ces deux technologies, il faudrait compter plusieurs années d’attente avant de pouvoir en terminer la construction. Entre-temps, il faudrait subir tous les inconvénients des travaux. Il existe pourtant une autre avenue de solution qui est à coût nul en termes d’infrastructures. Il s’agit simplement d’un logiciel, s’inspirant de celui que la compagnie Uber a mis au point, mais destiné à mettre en communication les usagers du transport en commun et un service public.

Si une compagnie privée a les capacités de produire de tels outils informatiques, un État devrait l’avoir également, comme l’a amplement démontré Hydro-Québec dans le secteur énergétique. Un tel outil, couplé à une technologie de véhicules électriques de différentes tailles et opérant sans conducteur, permettrait de mettre en place le meilleur système de transport en commun jamais conçu.

Dans l’état actuel du développement de telles technologies, il est fort probable qu’on puisse aboutir à des résultats opérationnels dans des délais plus courts que ceux de la construction d’un métro ou d’un tramway. Et comme un tel système permettrait de mettre au rancart une partie importante de la flotte actuelle d’automobiles privées, rien n’empêcherait de recourir aussi à un service rapide par bus disposant de couloirs exclusifs et circulant dans les axes essentiels de la ville: par exemple, un trajet circulant dans un sens sur l’axe Grande-Allée et dans le sens inverse sur l’axe Hochelaga/René Lévesque.

Quant aux coûts de développement du logiciel, ils seraient sans doute importants, mais ils pourraient être ensuite remboursés par la vente de brevets.

Denis Blondin, Québec