Tramway mal adapté

Pendant que les journaux télévisés en Europe annoncent que les tramways sont paralysés par la neige, on s’évertue à faire croire à la population que la majorité des citoyens de Québec est favorable à ce moyen. On fait allusion à des sondages qui révèlent qu’une majorité est favorable à des transports en commun structurants, bien que cela n’ait jamais été défini clairement.

Le tramway est mal adapté aux hivers. On serait beaucoup mieux de faire l’effort de construire un métro sur les grands axes. Oui, cela coûtera plus cher, mais ce serait un grand projet de développement durable. Et quel confort l’hiver! Le tramway, quant à lui, coûtera une fortune aux contribuables et j’ai bien peur qu’il devienne un éléphant blanc.

Les bus électriques (ou hybrides, ou biberonnés en recharge) m’apparaissent un moyen beaucoup plus flexible et moins couteux, tout en desservant beaucoup plus de monde. Les routes pourraient aussi au besoin être restructurées en fonction de l’achalandage, contrairement au tramway.

On dit que l’ajout d’autoroutes ne contribuent pas à décongestionner les villes. Probablement parce que l’accroissement de population aidant, il y a toujours plus d’autos. Les technologies à venir devraient aider à résoudre ce problème. Cela dit, je doute qu’un tramway entre l’université Laval et la colline parlementaire décongestionnera l’autoroute Henri IV ou l’autoroute Félix-Leclerc. Il faudra nous expliquer cela.

Pourquoi les politiciens sont-il si pressés d’engouffrer des fortunes dans un projet de tramway, tous partis confondus? Parce que ça fait beau dans une ville? Avec des fils en plein décor et des rails sous la neige? Parce que l’on veut faire plus européen? Si l’on éliminait la rigueur de nos hivers, je serais prêt à avoir un décor plus européen, mais sans fils. Et je me contenterais de leurs petites chutes de neige occasionnelles, qui pourtant, nuisent grandement à leur mobilité.

Alain LaBonté, Québec