Tramway et BAPE: du sable dans l’engrenage

Le débat sur le tramway prend une tournure qui replonge Québec dans ses vieux démons : les débats stériles, les chicanes inutiles et l’incapacité de se mobiliser derrière des projets d’avenir.

Québec est la ville canadienne la plus arriérée de sa catégorie en matière de transports en commun. La ville adopte un projet emballant qui est endossé par l’ancien gouvernement du Québec et qui est fort bien reçu par Ottawa. Il est le résultat de plus de dix ans de débats et études de toutes sortes. L’opposition à l’hôtel de ville s’y oppose systématiquement et prétend qu’il s’agit d’un projet improvisé. De la petite politique qui consiste à dévaloriser le plus possible un projet marquant auquel le maire pourrait associer son nom.

Plutôt que de participer à l’amélioration du projet, d’autres proposent des projets alternatifs, notamment un métro qui n’a aucune chance de voir le jour. Les fonctionnaires du BAPE entrent dans le jeu. Contre l’avis des environnementalistes, ils veulent mener une étude globale certes intéressante en regard de leurs compétences, mais qui aura pour principal effet de retarder le projet. D’accord pour des études, mais dans le cadre de problématiques spécifiques, par exemple traverser des rivières ou des milieux humides. La CAQ, qui s’est toujours beaucoup plus associée au troisième lien qu’au tramway, doit se dissocier d’une mesure dilatoire inutile.

Serge Parent, Québec