SRB ou nouveau lien : obligatoirement les deux!

Le sens commun nous dit que l'efficacité et l'utilité d'un éventuel SRB sur les territoires de Québec et Lévis nécessiteront l'utilisation de voies réservées. En effet, à quoi pourrait bien servir un SRB pris lui aussi dans les bouchons de circulation?
L'acceptabilité sociale de ce nouveau moyen de transport collectif nécessite quant à elle que l'ajout de ces voies réservées ne se fasse pas au détriment des voies existantes utilisées par les automobilistes. Le succès d'un éventuel SRB passe donc obligatoirement par l'ajout de nouvelles voies de circulation et il est essentiel que cela soit pris en considération dans l'estimation des coûts du projet. Mais il y a un os : il est physiquement impossible d'ajouter une voie réservée sur le pont de Québec, où il est prévu qu'on fasse circuler le SRB, sans amputer une voie pour les automobilistes. 
Cela contrevient au principe de l'acceptabilité sociale énoncé précédemment. Par ailleurs, il me semble périlleux de miser à long terme sur le pont de Québec comme lien entre les deux rives. Au-delà de ses petits problèmes de peinture, il faut bien admettre qu'il a atteint un âge vénérable (100 ans cette année!) et que l'essentiel de sa vie utile est derrière lui. Dans ce contexte, est-il bien prudent d'investir plus d'un milliard de dollars dans un SRB destiné à circuler sur un pont dont la longévité est douteuse? De ce point de vue, j'ai bien peur que l'implantation d'un éventuel SRB soit intimement liée à la mise en place au préalable d'un nouveau lien entre Québec et Lévis. J'hésite ici à parler d'un troisième lien, car j'estime que le pont de Québec ne devrait pas faire partie des solutions à long terme.
Michel Arsenault, Québec
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Le bâton et la carotte
Nos parlementaires se réveillent aujourd'hui pour une mesure du dernier budget qui s'attaquait fortement aux aînés à revenu modeste. Pourquoi ne pas avoir combattu la mesure avant qu'elle soit adoptée au lieu d'attendre pour constater ce qui a changé sur le nouveau formulaire d'impôt?
C'est une mesure constituant le bâton et la carotte pour les aînés. On va enlever des milliers de dollars aux retraités pour redonner cet argent à ceux qui vont continuer à travailler.
Même Philippe Couillard ne comprend pas la mesure. Il a dit qu'elle s'applique de façon graduelle. Il n'y a pas d'application graduelle, mais une date qui sert de guillotine : tous les retraités nés après 1950 qui sont dans une certaine marge de revenu vont perdre 2500 $ avec cette mesure, 5000 $ pour un couple. Et après, le gouvernement se pète les bretelles d'avoir enlevé la contribution santé de 100 $ ou 200 $.
Jeannot Vachon, Québec