Solidaires des Franco-Ontariens

À la suite de la décision du premier ministre de l’Ontario d’abolir le poste de commissaire aux services en français de l’Ontario et de mettre fin au projet d’université francophone ainsi que l’élection, au Nouveau-Brunswick, de députés qui prônent ouvertement un recul des droits linguistiques des Acadiens, des maires, mairesse et présidents d’associations municipales au Canada ont fait la déclaration suivante:

• «Les droits linguistiques des francophones au Canada doivent être reconnus pleinement et protégés.

• Par la présente, nous dénonçons haut et fort les décisions et positions politiques qui briment ces droits. Ces gestes sont inacceptables dans un pays officiellement bilingue et reconnu à travers le monde pour sa dualité linguistique.

• Les francophones de partout à travers le pays sont solidaires des Franco-Ontariens, des Acadiens et de toutes les communautés francophones afin qu’elles puissent préserver leur langue et développer leurs institutions.

• Nous allons poursuivre nos revendications afin que leurs droits soient entendus et respectés.»

Claude Bouffard, Maire de la Municipalité de la Rivière des Français et Président de l’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO)

Alexandre Cusson, Maire de Drummondville et Président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ)

Luc Desjardins, Maire du village de Petit-Rocher et Président de l’Association des municipalités francophones du Nouveau-Brunswick (AMFNB)

Régis Labeaume, Maire de Québec et Membre fondateur du Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique

Maxime Pedneaud-Jobin, Maire de Gatineau et Président du Caucus des grandes villes de l’UMQ

Valérie Plante, Mairesse de Montréal

René Beaulne, Directeur général de l’AFMO

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PROPORTIONNELLE AU NOUVEAU-BRUNSWICK

L’ex-premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, veut quitter la direction du Parti libéral. Certes, son parti a fait élire un député de moins que le Parti progressiste-conservateur le 24 septembre (21 contre 22), mais n’a-t-il pas en revanche obtenu plus de suffrages que l’autre, soit 143 791 contre 121 300 (37,80% contre 31,89%, soit six points de plus)? 

Cela saute aux yeux que le mode de scrutin est en cause. M. Gallant aurait plutôt dû rester et militer pour le modifier afin d’y inclure un élément de proportionnelle. Qui sait, il aurait peut-être même pu conserver le pouvoir s’il avait approché en ce sens les deux petits partis (l’Alliance et les Verts), qui ont chacun fait élire trois députés et qui ont vraisemblablement intérêt à ce qu’un mode de scrutin plus équitable voie le jour.

Sylvio Le Blanc, Montréal