Sillery n'est pas Berlin

En réaction au texte «Hécatombe en cours», paru le 5 août
Je ne comprends pas votre acharnement, Madame Simard. Nous, les nouveaux copropriétaires de Sous les Bois, avons déjà été qualifiés de «nouveaux riches», puis de «barbares» par certains de vos voisins dans des parutions précédentes. Ça suffit! 
Il n'y a  surtout pas d'hécatombe, comme vous le prétendez, dans le domaine Sous les Bois. Je trouve caricaturale votre allusion au mur de Berlin. C'est d'ailleurs un manque de respect pour les Berlinois qui, eux, ont vécu une réelle situation dramatique, dont nous sommes loin dans le cas présent. Je suis une citoyenne ordinaire qui a simplement acheté un condo au domaine Sous les Bois, parce qu'il était à un prix abordable, inférieur à la plupart des maisons du Faubourg St-Michel. En outre, il ne s'agit aucunement d'une tour à condos, comme vous l'avez cité, mais plutôt d'un ensemble de trois immeubles de quatre, cinq et six étages.
Quel dommage d'être si mal accueillis par nos futurs voisins.
Blandine Chalon, Québec
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Donner au suivant
Grâce à tous ces contribuables à qui je rends hommage, mes six enfants ont joui d'une solide éducation dans nos écoles faisant d'eux et d'elles de bons citoyens et citoyennes. Aujourd'hui, je suis grand-mère de 15 petits-enfants dont seul un fréquente encore une garderie. C'est à mon tour de donner aux suivants. Quoi qu'il en coûte, je paierai toujours la taxe scolaire à ma commission scolaire francophone. Je souhaite par contre que le gouvernement du Québec cesse de tergiverser et qu'il redresse la situation qui perdure et qui pénalise tout effort de nos communautés pour permettre aux nouvelles générations de progresser vers un avenir prometteur.
Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau
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Triste foire
Retour aux sources, faites-moi rire. C'est le retour de la foire mécanique sans tout ce que comprenait notre exposition provinciale. Quelle belle journée nous pouvions passer sur le site, voir les spectacles, les animaux qu'on ne peut plus voir à l'Expo ni au défunt Jardin zoologique. Il nous reste quelques tours de manège, de la bouffe et quelques spectacles. Ça amuse les enfants.
Monique Métivier, Québec
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Protéger qui?
Lors de leur congrès, les membres de la commission jeunesse du Parti libéral du Québec ont voté pour la mise sur pied d'un ordre professionnel des enseignants. Cette proposition adoptée vise surtout à radier les enseignants incompétents, qui sont actuellement protégés par les syndicats. Est-ce que les ordres professionnels protègent vraiment le public ou servent plutôt à revaloriser la profession et protéger davantage ses membres? Est-ce que l'Ordre des ingénieurs a protégé le public dans le cas des nombreuses fautes mises à jour par la commission Charbonneau?
L'accès à la profession d'enseignant est contrôlé par divers mécanismes au moment de l'accès à l'emploi. L'enseignant est doté d'un poste à temps partiel avant d'accéder à un emploi permanent et cette permanence ne peut être accordée qu'après deux années complètes de service continu. Les règles déontologiques imposées aux enseignants sont inscrites dans la Loi sur l'instruction publique (LIP) appliquée par le gouvernement. La direction de l'établissement a le devoir d'assurer la qualité des services éducatifs dispensés à l'école. Elle peut également intervenir par le moyen de mécanismes disciplinaires et administratifs pouvant aller jusqu'au congédiement dans les cas graves.
Jocelyn Boily, Québec