Sept-Îles s'étend sur plusieurs kilomètres le long de la baie du même nom, dans un relief très peu accidenté. La municipalité doit son nom aux sept îles qui gardent l'entrée de la baie, îles qui s'appellent Grande Basque, Petite Basque, Grosse Boule, Petite Boule, Corossol, Manowin et îlets DeQuen.

Sept-Îles a besoin de Mine Arnaud

«Sept-Îles se meurt.» Voilà le titre d'un article publié récemment dans le Journal de Québec. N'en déplaise à certains que cette vérité dérange, nous pouvons en témoigner. Notre ville est mal en point et son avenir est assombri.
L'économie fonctionne au ralenti, l'impact des récentes pertes d'emplois liés à la fermeture de l'usine de Cliffs se ressent durement et l'incertitude est palpable avec les prix du fer à la baisse. Déjà des commerces et des industries connexes en pâtissent.
C'est dans ce contexte plutôt morose que nous lançons un appel au gouvernement du Québec pour qu'il autorise Mine Arnaud à entreprendre ses travaux de développement. Commerçants, élus municipaux, acteurs de développement économique, intervenants du milieu de l'éducation et du milieu communautaire, syndicalistes, nous avons tous à coeur l'avenir de notre ville, de notre région. Celui-ci est fragile, dépendant des prix mondiaux et des marchés de l'aluminium et du fer.
Mine Arnaud permettrait enfin de diversifier notre économie tout en s'appuyant sur le secteur minier déjà bien développé chez nous. Nous voulons le bien-être de notre région. En ce sens, nous ne voulons certes pas d'un développement débridé, dangereux pour l'environnement et la santé. Mine Arnaud a été invitée par le BAPE à compléter ses devoirs pour que le projet soit à terme jugé socialement acceptable, ce qu'elle s'est engagée à faire.
Nous étions 3000 personnes dans les rues de Sept-Îles en mars dernier pour réclamer un feu vert au projet. C'est beaucoup par chez nous! Notre région souffre et aspire à un peu d'espoir économique.
Cette semaine, il y avait près de 300 maisons à vendre à Sept-Îles seulement. C'est un nombre élevé pour notre ville qui connaissait une pénurie de logements il n'y a pas si longtemps. Il y a fort à parier qu'on compte dans le lot des vendeurs plusieurs personnes forcées de quitter la région faute d'emploi ou qui ne peuvent plus assumer le coût de leur propriété.
À terme, Mine Arnaud représente l'embauche de 300 personnes, sans compter les emplois indirects et les retombées sur l'ensemble des commerces et entreprises de la région, sans oublier les impacts sur les activités et les organismes de la communauté. Sept-Îles n'a pas les moyens de s'en priver.
À notre connaissance, Mine Arnaud a transmis tous les documents et les études nécessaires au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Nous demandons maintenant à Québec de faire preuve de diligence dans son analyse.
Nous souhaitons également que cet exercice se fasse dans une perspective de développement économique responsable. Le sort de toute une communauté en dépend. Sept-Îles a besoin de retrouver confiance en son avenir, en son économie.
Si le gouvernement est sérieux dans sa volonté de relancer le Plan Nord, ça pourrait commencer ici et maintenant, à Sept-Îles, une ville qui ne veut pas mourir...
Manon Langlois, présidente, Chambre de commerce de Sept-Îles
Claude Harvey, porte-parole, Citoyens pour Mine Arnaud
Dominic Lemieux, coordonnateur, Syndicat des Métallos (FTQ) Côte-Nord, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Îles-de-la-Madeleine