Señor météo

Lundi matin. Tu te lèves, tu regardes dehors, c'est frais et couvert. La norme. Tu ouvres la radio, on t'annonce une belle journée dans les normales de saison, mais que le ciel va se couvrir peu à peu et le vent va se lever.
Onze heures, c'est gris mur à mur, il vente et au lieu de faire 25 degrés, il en fait 15. Midi, un autre bulletin météo. On te dit que ça va être comme ça pour le reste de la semaine, mais que la fin de semaine sera radieuse. Lumière au bout du tunnel.
Vendredi matin, un énième bulletin météo. On t'annonce que la belle fin de semaine est remise à plus tard à cause du mauvais temps, mais qu'il y aura un dégagement par la suite. Ben oui, c'est quand ça, la suite?
Inexorablement, il me revient en tête cette ritournelle de Patrick Zabé, Señor météo. Puis, ce grand questionnement. Au fond, qu'est-ce que ça donne d'essayer de prévoir le temps qu'il fera sachant d'avance qu'on ne dépasse guère le stade du pile ou face? Et pourquoi pas les numéros gagnants de la loterie! D'ici là, je te prévois l'arrivée du beau temps et de la chaleur, disons, le 32 juillet.
Richard Marcoux, Québec