Le ministre du Travail, Sam Hamad

S'enfoncer ou s'en sortir

Les personnes qui ont des parcours difficiles ou atypiques sont de plus en plus lâchées par le système. On le voit dans tous les secteurs. Cela précipite des situations de crises vers une détresse plus grave et permanente alors qu'elles auraient pu se régler avec un support adapté. C'est ce qu'il est proposé de faire à l'aide sociale, avec le projet de loi 70, par le ministre Hamad.
Le ministre ne propose aucunement de tenir compte des besoins spécifiques des personnes, selon leur situation, mais de les forcer, de leur couper les vivres et de justifier cela par des préjugés qui augmentent la honte et les idées fausses. Évidemment, les conséquences seront dramatiques pour le plus grand nombre : couper la moitié du chèque. Comment croyez-vous qu'une personne qui survit tant bien que mal avec 616 $ par mois (ou 308 $, avec la compression) pourrait déménager à 300 km pour accepter un emploi sans garantie, à temps partiel et au salaire minimum, qui n'a aucune obligation de lui permettre de sortir de la pauvreté? Ça n'arrivera pas, monsieur Hamad. Et vous ne sortirez personne du cycle vicieux de la pauvreté de cette façon, vous l'encouragez plutôt.
Rachel Lacasse, Québec