Se faire soigner ici

En réaction à la lettre de Suzel Brunel, «Une hanche à Paris?», parue le 28 juillet 

Votre lettre ouverte m’a interpellée. Nul ne peut rester indifférent ou impassible devant votre souffrance. Bien que notre système de santé compte du personnel compétent et dévoué, des décisions politiques l’ont rendu souvent dysfonctionnel.

Les Québécois financent un réseau public de santé qui doit les desservir dans des délais raisonnables. À la suite du jugement Chaoulli en 2005, le gouvernement a d’ailleurs fixé ce délai à six mois pour certaines chirurgies, dont les prothèses de la hanche. À défaut de quoi, une référence doit être faite dans un autre établissement à l’intérieur du système public ou dans une clinique affiliée. Loin de moi l’idée d’encourager le système privé, la Fédération des médecins spécialistes du Québec que je préside s’est clairement positionnée en faveur du système public, et nous ferons tout ce qui sera possible pour le défendre et l’améliorer.

Du reste, des chirurgies hors RAMQ sont offertes au Québec à des coûts moins prohibitifs que ceux que vous envisagez à l’étranger. J’espère que vous serez bien renseignée dans ce choix de traitement. Sachez d’ailleurs qu’il est fortement déconseillé de voyager en avion après pareille intervention en raison du risque d’embolie pulmonaire.

Votre clinique d’orthopédie et l’agent administratif à votre dossier doivent être informés de la détérioration de votre condition, voire de votre douleur incapacitante. Nul ne mérite d’être laissé en souffrance sur une liste d’attente.

Je me permets de vous souligner que les médecins spécialistes ont sensibilisé le gouvernement à limiter la fermeture de blocs opératoires pendant l’été et à favoriser l’achat regroupé de prothèses pour éliminer les quotas qui allongent les listes d’attente.

Je vous souhaite des démarches fructueuses et un rapide retour à la santé.

Diane Francœur, présidente , Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ)

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Trump a raison sur le fond

En réaction à l’éditorial «Le bordel» du journaliste Jean-François Cliche paru le 26 juillet

Le recul récent, ces derniers jours, de l’Union européenne sur les tarifs douaniers et qui reconnaît qu’elle doit faire un effort de réduction du déficit et la Chine qui est d’accord pour réduire le déficit commercial astronomique de près de 500 milliards $. Le Mexique et son nouveau président qui, lui aussi, est prêt à donner du lest donne raison à l’ennemi planétaire Donald Trump, sur le fait que les États-Unis ont raison sur le fond du problème, soit de réduire le déficit commercial annuel de 900 milliards $.

Si le Canada était dans la même situation, on exigerait de nos dirigeants de faire quelque chose et de corriger le problème. Ça n’a rien à voir avec la personnalité d’un individu.

Jacques Dumais, Lévis