Se faire soigner, au public

En réaction à la lettre d’opinion «Se faire soigner ici» de Mme Diane Francoeur, parue le 1er août

Lire la lettre ici.

Je me permets de réagir à la lettre de la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

Ce qui m’indigne, c’est que vous dénoncez un «système politique dysfonctionnel» et vous mentionnez le jugement Chaoulli de 2005 qui recommande de «desservir dans des délais raisonnables» des soins de santé. Par la suite, vous affirmez que «la Fédération des médecins spécialistes du Québec que je préside s’est clairement positionnée en faveur du système public, et nous ferons tout ce qui sera possible pour le défendre et l’améliorer». Je me questionne: comment se fait-il qu’en 2018, il existe encore autant de délais?

Là où le bât blesse, c’est que vous suggérez qu’il existe des chirurgies hors RAMQ au Québec «à des coûts moins prohibitifs que ceux que vous envisagez à l’étranger.» Donc, puisque j’ai une blessure au genou depuis 10 mois, vous me suggérez de consulter au privé malgré tous les impôts payés pour un système public qui ne fonctionne plus! Quand pourrais-je rencontrer un spécialiste? Qu’est-ce qu’un agent administratif?

Pour conclure, j’ai une grande difficulté à comprendre comment la présidente d’une fédération puisse conseiller à une personne d’aller se faire soigner au privé. Je n’ose même pas imaginer que le président ou la présidente des commissions scolaires du Québec puisse conseiller aux payeurs d’impôt d’aller à l’école privée parce que notre système d’éducation public est «dysfonctionnel».

Patrice Royer, Québec

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Une terre inhabitable?

En réaction à l’éditorial «Nous avons créé ces canicules» du journaliste Pierre Asselin, paru le 1er août

Les canicules deviennent de plus en plus fréquentes, comme on le constate cet été. Depuis près de 150 ans, on extrait des entrailles de notre planète une énergie (charbon et pétrole) qui conduit cette planète à sa perte alors qu’à sa surface elle nous offre son hydro-électricité, son énergie éolienne et celle du soleil.

Malgré tout cela et au nom de leur économie nationale, d’importantes puissances se désistent de l’Accord de Paris, alors que d’autres pays assouplissent de façon irresponsable leurs normes environnementales.

À quoi donc serviront tous ces progrès techniques des dernières décennies sur cette terre quand on ne pourra plus y vivre? Un héritage dont on ne peut être fier.

Gilles Côté, Lévis